Il est des documents qui trahissent la vérité nue, par-delà les mensonges que l’on impose aujourd’hui à notre mémoire. Le 12 juin 1945, de Gaulle écrit à Teitgen. La guerre est finie, pourtant le Général perçoit déjà le péril mortel qui menace notre chère patrie. Il voit et comprend que la France n’est pas cette terre indifférente et sans caractère que les possédés de l’universalisme veulent nous vendre. Pour lui, la France est un peuple, un sang et une terre qui exige des comptes. Il dresse donc ce constat brutal. Depuis cinquante ans, les Orientaux et les Méditerranéens ont altéré et irrémédiablement lésé la structure humaine de notre pays au point de le rendre méconnaissable. De Gaulle réclame alors une sélection et exige de sanctuariser le socle nordique pour sauver ce qui peut l’être de notre identité. Il pointe également le tropisme étranger vers les professions libérales et les centres névralgiques de l’économie, leviers de commande d’où s’exerce une influence sans mélange. Là où l’hagiographie moderne voudrait voir une simple ascension, il démasque le maintien jaloux d’un particularisme étranger au cœur même des institutions, faisant courir le risque que le Français ne devienne, dans sa propre maison, le simple spectateur d’une destinée qui ne lui appartient déjà plus. Paris, Marseille, Lyon sont déjà les réservoirs d’une présence étrangère devenue excessive. Il faut écarter ces masses des centres urbains, les cantonner à une province où elles seront peut-être diluées par la force de nos terroirs. Le Général veut une France jeune, une France qui se reproduit, une France qui se protège, et malgré son antifascisme délirant, une France blanche. Le lecteur d’aujourd’hui, accablé par le spectacle de nos villes défigurées et par la reddition totale des “élites”, lira ces lignes avec une stupeur salvatrice. Ce qu’exigeait le soi-disant vainqueur de 1945 est devenu le crime de pensée de 2026. La politique de survie qu’il dictait avec une froide rigueur est le témoignage accablant de notre déchéance. Nous avons laissé mourir la France, nous avons bradé la place à l’étranger et avons sacrifié notre postérité à l’idole de l’assimilation. Ce document est la preuve que nous eûmes connaissance de la vérité, et que nous l’avons trahie.
Charles de Gaulle, Lettre adressée à Pierre-Henri Teitgen, garde des Sceaux, 12 juin 1945.
Le Haut Comité consultatif de la Population et de la Famille étudie actuellement des projets qui constitueront son avis en ce qui concerne la politique du Gouvernement en matière d’immigration.
Dès à présent il importe que les naturalisations soient effectuées selon une directive d’ensemble. Il conviendrait notamment de ne plus les faire dépendre exclusivement de l’étude des cas particuliers, mais de subordonner le choix des individus aux intérêts nationaux dans les domaines ethnique, démographique, professionnel et géographique.
a) Sur le plan ethnique, limiter l’afflux des Méditerranéens et des Orientaux qui depuis un demi-siècle ont profondément modifié la structure humaine de la France. Sans aller jusqu’à utiliser comme aux États-Unis [qui ont connu les mêmes préoccupations] un système rigide de quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Hollandais, Suisses, Danois, Scandinaves, Islandais, Anglais, Allemands, etc.). [Si on se réfère à la composition de la population étrangère aux recensements de 1881-1891, où les sources d’émigration s’équilibraient]. Étant donné le grand nombre de dossiers actuellement en instance dans les préfectures, on pourrait envisager une proportion de 50 % de ces éléments.
b) Sur le plan professionnel, la France a surtout besoin de travailleurs directement producteurs : agriculteurs, mineurs, ouvriers du bâtiment, etc. D’autre part, pour conserver au pays son pouvoir d’assimilation, il est souhaitable que les professions libérales, commerciales, banquières, etc. ne soient pas trop largement ouvertes aux étrangers. C’est dans la mesure où les étrangers peuvent se donner en France des cadres intellectuels et économiques – même naturalisés – qu’ils conservent davantage leur particularisme. Il y a intérêt à limiter les naturalisations dans ces professions, et d’une manière plus générale, dans les professions urbaines.
c) Sur le plan démographique, il importe de naturaliser des individus jeunes ou ayant des enfants. [Il n’est pas souhaitable d’accorder la nationalité française à des individus de plus de 70 ans.]
d) Sur le plan géographique, limiter [très] strictement les naturalisations dans les villes, spécialement à Paris, Marseille, Lyon, où l’afflux des étrangers n’est pas désirable pour de multiples raisons. Par contre, les naturalisations doivent être suscitées et multipliées en province et spécialement dans les milieux ruraux.
Je vous prie de vouloir bien donner des instructions aux préfectures pour que l’étude et l’envoi des dossiers s’inspirent de ces directives et pour que soient suscitées au besoin les naturalisations désirables.
Ch. de Gaulle
Maurice Bardèche avait prévenu. Il l’avait dit, il l’avait redit, il l’avait écrit. La France ne voulut pas entendre ; les Français non plus ; ceux qui les mènent, moins que personne. On le méprisa, on le nia. Le mépris, ça ne coûte rien, on jette deux sous de dédain et on se sauve.
« […] nous entrons dans le temps des migrations. La défaite que nous préparent les démocraties modernes ne sera pas une sujétion, elle sera une transplantation.
D’autres peuples, à notre place, s’installeront dans nos fermes et dans nos villes. Ils irrigueront nos terres d’Europe, ils s’installeront parce qu’ils les auront conquises, ils s’y installeront et nous transvaseront vers d’autres climats pour que leur conquêtes soit sans recours. […] Nous serons remplacés sur nos territoires par un sang nouveau, docile, par une race nouvelle, obéissante. Nous serons déracinés. Car telle est la forme de la conquête moderne, du moment que tout être vivant est devenu une volonté. »

— Maurice Bardèche, Les Temps modernes (1956), éd. Les Sept Couleurs, 1956, p. 193-194
L’argent achète les nations qui se vendent, et vendre demande du temps, de longues complaisances. Celle-ci s’y préparait depuis cinquante ans, par tous ses péchés. Péchés de cendre. Péchés de charogne. L’avarice qui compte et recompte dans l’ombre du bas de laine ; peur et lâcheté qui appelle sagesse sa paralysie, la paresse qui se croit mesure, le refus des enfants qui est le refus du sang, le suicide collectif. Peuple de rentiers, peuple de vieillards, de parasites, de cadavres. Il avait rogné sur la table, sur le lit, sur le berceau, pour grossir un magot que le premier venu ramasserait. Le premier venu est venu. Il portait l’argent ; il s’est penché sur ce corps exsangue qui tendait la sébile, et il l’a entretenu. Un peuple entretenu vit de la vie de son maître. Il respire au rythme de la caisse qui le paie ; il mourra au jour choisi par un autre. Nous en sommes là. Une liquidation à l’amiable ; une agonie rentière qui se félicite, chaque soir, d’avoir encore fait des économies.